le blog permet de suivre la vie de l'association la diagonale de l'estrade
On vous avait prévenus, l'ambiance allait être différente. On ne reviendra pas sur les angoisses grises que le ciel nous a fait vivre jusqu'au matin même quand quelques gouttes ont commencé à tomber sur la place de la mairie où avait lieu la cérémonie officielle. Une cérémonie pleine de sens d'ailleurs : les interventions des jeunes lycéens allemands, le chant des partisans entonné par des élèves de l'école de La Roue A et la lecture du texte de Boris Vildé (http://histoire-cnrs.revues.org/9279) sur la résistance accompagnant les discours sur les dernières heures de la capitulation nazie.
Dès 13h00, nous étions tous là, petite fourmilière s'activant à transformer le plateau de plein air en un lieu de théâtre. Les coulisses montées, l'arrière scène relevée de quelques rideaux, il restait à régler le son, ce qui fut fait avec l'arrivée de la sono prêtée par la mairie.
En quelques minutes vers 14h30, l'espace se remplit : les premiers spectateurs assistaient aux derniers réglages scéniques, les rangs de chaises se constituaient en ordre de bataille et hop, six mois de travail allaient trouver leur accomplissement devant un parterre plein, certains passants s'installant même debout dans la verdure.
Les leçons de la générale avaient été retenues : la guitare était accordée, les voix portaient en l'absence de vent et l'intensité dramatique s'amplifiait au fil des scènes. Bien que le final fût un peu cafouillé, que quelques personnages méritent encore des retouches et que les pétards n'aient pas eu l'effet escompté, le plaisir de jouer nous portait. La voix d'Olivier tonnait, Alex lui tenait tête, le brancard emmenait le soldat sur la musique des Cranberries et les jeunes collégiens de Vanves nous émouvaient avec leurs versions du Dormeur du Val et de Barbara tout en accompagnant la mère révoltée qu'incarnait Catherine. Marjorie passait du rire aux larmes et Anne-Christine de son rôle de princesse troyenne de Giraudoux à celui de femme torturée de Pinter sans pour autant oublier de se transformer en GI girl pour In the army now de Status Quo.
Merci au public d'être resté après le spectacle pour échanger leurs impressions et encore merci à la mairie de Fontenay de nous avoir fait confiance.
A bientôt,